IVRESSE DIVINE

Où comment la culture du vin, lorsqu’elle est abordée dans son approche la plus spirituelle, fait écho aux valeurs religieuses. Olivier de Boisgelin, diacre vigneron, assume ce choix, et sème au quotidien ce qui deviendra les préceptes d’une vie paysanne au service des autres. De son amour pour la terre, il puise le nectar, symbole privilégié qui servira de réceptacle à l’expression de sa foi chrétienne.

            « Le choix de vie que nous avons fait par goût ou par tradition familiale, nous plante, nous et nos proches, en plein cœur du monde. Nos jours sont faits de la terre que nous travaillons, de sa production, de nos engagements professionnels, politiques et familiaux…
Je suis vigneron (…). La première expérience que l’homme a du vin, c’est celle de l’ivresse. L’ivresse, dans toutes les cultures et les civilisations du monde, est considérée, voire recherchée, comme un état semi divin. La tradition de l’Eglise voit dans le symbole du vin, l’analogue de l’Agapè, qui enivre l’homme d’Amour, qui lui fait découvrir son intimité folle avec Dieu. Cette intimité divine qu’on recherche parfois dans l’ivresse, on la retrouve aussi dans une autre facette du vin : celle de la fête, de la joie et du partage. »

Olivier de Boisgelin.